LE PARADOXE DES OFFRES D’EMPLOI : 25 ANS ET… DEJA 5 ANS D’EXPERIENCE ?

1 septembre 2025

LE PARADOXE DES OFFRES D’EMPLOI : 25 ANS ET… DEJA 5 ANS D’EXPERIENCE ?

À Madagascar, la recherche d’emploi est un véritable parcours du combattant pour les jeunes. On sort de l’université avec un diplôme en poche, plein d’espoir, mais on se retrouve vite face à une réalité décourageante : la plupart des annonces exigent non seulement un niveau académique élevé, mais aussi… plusieurs années d’expérience professionnelle.

La question revient toujours : comment est-ce possible qu’un jeune de 25 ans, tout juste diplômé, ait déjà cinq ans d’expérience ?C’est absurde, presque ironique. Et pourtant, c’est une exigence devenue banale dans le monde du travail.

Quand l’injustice se mêle à la réalité:Beaucoup de jeunes ressentent une profonde injustice devant ces critères. Comme si les portes étaient déjà fermées avant même d’avoir eu le temps de frapper. Pourtant, les entreprises n’ont pas tort de leur point de vue : dans un pays où le chômage touche des milliers de jeunes, elles savent qu’elles trouveront toujours des candidats qui cochent toutes les cases.

Certains étudiants ont commencé très tôt à chercher des expériences :

• des stages en parallèle des études,• du bénévolat dans des associations,

• des projets universitaires menés en conditions réelles,

• voire même de petites missions ponctuelles en entreprise.

Petit à petit, ces expériences forment un capital invisible mais précieux : de la rigueur, un savoir-faire, des compétences pratiques.

Le problème, c’est que peu de jeunes en prennent conscience assez tôt. Beaucoup attendent la fin des études pour penser « expérience », et c’est souvent déjà trop tard face à la concurrence.

Le pouvoir est entre les mains des employeurs:Il faut l’accepter : dans la relation candidat-entreprise, ce n’est pas un rapport égalitaire. Il n’y a pas de démocratie quand on est face à un employeur. C’est lui qui décide, qui fixe les règles, qui choisit ses critères.

Et la majorité des recruteurs veulent :

• un bon diplôme,

• plusieurs années d’expérience,

• et une personnalité adaptée à la culture de l’entreprise.

Est-ce injuste ? Oui.

Est-ce évitable ? Non.

Et à leur place, peut-être que nous ferions pareil. Après tout, si vous deviez investir votre argent, votre temps et vos ressources, ne choisiriez-vous pas aussi « le meilleur profil » disponible ?

Les options : se plaindre ou s’adapter:Face à cette réalité, nous avons deux choix :

• Se plaindre et dénoncer sans cesse l’injustice.

• Ou bien s’adapter et transformer ces obstacles en opportunités.

L’expérience, par exemple, ne doit pas forcément venir d’un CDI bien payé.

Elle peut se construire autrement :

• être volontaire dans une ONG,

• organiser un projet communautaire,

• participer à des clubs universitaires,

• faire des stages même non rémunérés,

• lancer de petits projets indépendants.

Chaque initiative, chaque mission, chaque responsabilité assumée compte et peut se transformer en ligne valorisable sur un CV.

Et si tu créais ton propre emploi ?

Mais il existe aussi une troisième voie : l’entrepreneuriat.

Créer sa propre entreprise, son association ou son activité indépendante peut être une alternative puissante. Dans ce cas, ce n’est plus un diplôme ni cinq ans d’expérience qui comptent, mais la valeur de ce que tu proposes.Un client se fiche de ton CV : il veut savoir si ton produit ou ton service répond à son besoin. C’est la satisfaction qui devient ton diplôme, et la fidélité de tes clients qui devient ton expérience.Regarde autour de toi : beaucoup d’entrepreneurs internationaux célèbres – Bill Gates (Microsoft), Steve Jobs (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook) ou Richard Branson (Virgin) – n’avaient ni diplôme prestigieux ni longues années d’expérience avant de se lancer. Ce qui les a propulsés, c’est l’audace, la persévérance et la créativité.

Accepter la dureté du monde du travail:Le monde est injuste.

Les critères des entreprises sont injustes. Le système économique est injuste. Mais s’y enfermer dans la plainte ne change rien.

👉 La vraie question est : comment peux-tu devenir plus fort dans un monde qui ne t’attend pas ?

En tant que jeunes Malgaches, nous devons accepter la réalité, mais surtout apprendre à la contourner :

• Construire son expérience très tôt grâce au bénévolat et aux stages.

• Multiplier les compétences en suivant des formations, même en ligne.

• Oser postuler malgré les critères parce que parfois, le culot ouvre des portes.

• Créer son propre emploi si aucune entreprise ne correspond à nos attentes.

Conclusion : s’adapter ou subir:Oui, le monde du travail est dur. Oui, les annonces qui demandent 25 ans d’âge et 5 ans d’expérience sont absurdes. Mais au lieu de voir cela uniquement comme une injustice, voyons-le comme un défi.

Car au final, deux catégories de jeunes se distinguent :

• ceux qui se plaignent et attendent,

• et ceux qui agissent, innovent, créent et s’adaptent.

Et devine quoi ? C’est presque toujours la deuxième catégorie qui réussit.👌

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